Tollé en Palestine : Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Une fois n’est pas coutume, Donald Trump a provoqué une véritable déflagration internationale mercredi 6 décembre en reconnaissant officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. 

“L’heure est venue pour les Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Alors que les présidents précédents avaient fait cette promesse de campagne, ils ont échoué à l’honorer. Aujourd’hui, je l’honore.”

Cette décision historique et unilatérale de Washington, comme le souligne Le Monde, laisse planer un risque conséquent d’une nouvelle Intifada au Proche-Orient.

Trump a d’ailleurs ajouté de l’huile sur le feu en confirmant que l’ambassade américaine sera transférée de Tel Aviv à Jérusalem d’ici trois à quatre années. Tout en surlignant parallèlement que les USA restaient garants du processus de paix dans la région.

Selon cette même source, “Trump tient (là) l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole (néanmoins) sur la scène internationale et prend le risque de saboter les timides espoirs de reprise des négociations de paix, au point mort depuis trois ans. Pour rappel, le statut de Jérusalem est au cœur de ces négociations. Alors qu’Israël a toujours exclu un éventuel partage de la ville sainte, les Palestiniens revendiquent, eux, la partie orientale pour y installer aussi la capitale d’un éventuel Etat.”

Le locataire de la Maison Blanche s’est ainsi attiré les foudres des Palestiniens mais pas uniquement puisque le Proche-Orient et la communauté internationale se sont aussi montrés hostiles envers cette prise de position.

Palestine-Israël, double effet 

Du côté Palestinien, la ligne rouge a été purement et simplement franchie. Le mouvement islamiste, Hamas, n’a par exemple pas hésité pas à signifier que cette annonce ouvrait “les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région.” 

L’un de ses dirigeants emblématiques, Ismaïl Radouane, a également appelé les pays arabes et musulmans “à couper les liens économiques et politiques avec les ambassades US, et à expulser leurs (diplomates).”

Quant au gouvernement israélien, l’humeur était plutôt au beau fixe, à l’image du chef de l’exécutif, Benjamin Nétanyahou, pleinement satisfait :

“C’est un jour historique (pour nous). J’invite les autres pays à suivre l’exemple des Etats-Unis”, a-t-il martelé. Avant d’indiquer, “qu’Israël veillera à toujours faire respecter la liberté de culte des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans.”

Source : Le Monde 

 

 

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