Adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN : la Turquie campe toujours sur ses positions

La Turquie au coeur de l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN

Si l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN est au centre des débats depuis la fin du mois de mai dernier – et cela en raison du conflit ukrainien qui inquiète Helsinki et Stockholm – la Turquie fait toujours obstacle. Recep Erdogan attend en effet des changements profonds de la part des deux candidats en matière de sanction du terrorisme. En vain pour le moment.

Le président turc, Recep Erdogan, accuse les deux pays nordiques de « soutenir le terrorisme ». Concrètement, ce dernier fait référence au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’Ankara a qualifié de « groupe terroriste », et d’autres groupes armés kurdes actifs en Turquie et dans ses périphéries.

Les personnes recherchées sont soit soupçonnées d’avoir des liens avec le PKK, soit avec le mouvement Gulen, qui est accusé par la Turquie d’une tentative de coup d’État en 2016 qui a engendré la mort de plusieurs centaines de personnes.

Comme le rappelle Le Figaro, les trois pays ont signé un mémorandum d’accord en marge du sommet de l’OTAN en juin à Madrid, portant notamment sur des demandes d’extraditions exigées par Ankara. Pour autant, le président Turc refuse toujours de faire un geste diplomatique décisif dans ce dossier, estimant le contrat non rempli.

L’OTAN presse la Turquie 

De son côté, le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, préfère user de la langue de bois. En ce sens, ce dernier n’a pas hésité à saluer, vendredi 4 novembre, « les mesures significatives et concrètes déjà prises par la Finlande et la Suède pour mettre en pratique le mémorandum et a souligné que leur adhésion renforcerait l’OTAN ».

J. Stoltenberg a également pressé Ankara d’accueillir la Suède et Finlande dans l’Alliance atlantique afin « d’envoyer un message clair à la Russie », au cours d’une conférence de presse commune avec le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

À ce jour, 28 États membres otaniens sur 30 ont ratifié l’adhésion des deux pays nordiques, qui rappelons-le, réclame une approbation à l’unanimité. Pour information, outre la Turquie, seule la Hongrie doit encore donner son accord final, précise le média français.

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