Pour pallier la perte de Nord Stream, Moscou va concevoir un nouveau gazoduc reliant la Sibérie à la Chine

Gazoduc en Chine

Alors que les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ont subi un sabotage récemment – réduisant à néant la fourniture de l’hydrocarbure entre la Russie et l’Allemagne, et par extension à l’ensemble de l’UE – Moscou va poursuivre ses efforts d’exportations vers la Chine, très demandeuse en la matière. Les travaux de Force de Sibérie 2, long de 2600 km, débuteront en effet en 2024. Ce dernier reliera la Sibérie occidentale à la région chinoise du Xinjiang. Et cela, en passant par la moitié orientale de la Mongolie.

Selon L’Express, qui relaie l’information, « le gaz sera issu de la péninsule de Yamal, qui constituait jusque-là la source d’approvisionnement en gaz de l’Europe. Comme son nom l’indique, ce gazoduc sera le deuxième de la famille. En effet, depuis 2019 fonctionne Force de Sibérie 1 qui connecte, sur 3000 kilomètres, la Sibérie au nord-est de la Chine. C’est d’ailleurs sur lui que va compter la Russie, en attendant l’arrivée de son petit frère – espérée pour 2030 ».

Toujours selon le média, Force de Sibérie 2 « livrera 16 milliards de mètres cubes de gaz en 2022 (et) fournira à la Chine des volumes croissants chaque année, jusqu’à atteindre 61 milliards de mètres cubes par an, soit plus que Nord Stream 1. »

Le média rappelle également que le partenariat entre Moscou et Pékin s’était déjà renforcé en février dernier avec « la création d’un troisième gazoduc reliant l’île de Sakhaline, située dans l’Extrême-Orient russe, à la province chinoise de Heilongjiang ».

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