Dossier libyen : de la friture sur la ligne entre Rome et Paris

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a fustigé lundi le rôle de chef d’orchestre joué par la France dans la résolution de la complexe problématique libyenne. 

Ce n’est pas un secret, la Libye reste un garant essentiel de la sécurité dans la région méditerranéenne, notamment en ce qui concerne la question migratoire. Et cela, Rome l’a bien compris. Matteo Salvini, piston essentiel du gouvernement transalpin, entend donc concurrencer Paris dans ce dossier.

Sans surprise, l’intéressé est passé de la parole aux actes il y a deux jours en tirant à boulets rouges sur la politique menée par l’Elysée sur le territoire sinistré : « L’Italie doit rester protagoniste du processus de stabilisation en Méditerranée. Je suis même prêt à me rendre (en ce sens) à Tripoli (où les belligérants font rage) », a-t-il affirmé dans un premier temps.

Une querelle européenne malvenue

Avant de sortir l’artillerie lourde : « Évidemment, il y a quelqu’un derrière les combats actuels. Cela n’arrive pas par hasard. Ma crainte, c’est (qu’un Etat), pour des motifs économiques nationaux, mette en péril la stabilité de toute l’Afrique du Nord et par conséquent de l’Europe », fustige-t-il.

Tout en précisant dans la foulée que la France est « allée faire la guerre (là-bas) alors qu’elle ne devait pas le faire »… Sachant « qu’elle fixe désormais des dates pour les élections sans prévenir les alliés, l’ONU ou encore les Libyens ».

Pour rappel, l’axe Paris-Le Caire milite actuellement pour des élections présidentielle et législatives avant la fin de l’année en Libye. Un chantier relativement difficile à mettre en place tant la transition post-Kadhafi assurée par le chef du gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU, Fayez Seraj, demeure instable.

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