Pétrole : la Russie tente de contenir la flambée du prix du brut

Alors que le cours de l’or noir retrouve peu à peu ses lettres de noblesses, les intérêts des pays majeurs du secteur divergent.

« Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés (Russie) vont se réunir afin d’ajuster leurs coupes de production« , souligne Capital. « La réussite du deuxième sommet ministériel de l’année de l’Opep+ prévu jeudi repose essentiellement sur la coordination des deux poids lourds, la Russie et l’Arabie saoudite, respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les Etats-Unis« .

Le média ajoute que « la Russie veut revenir à une production normale le plus rapidement possible, tandis que l’Arabie saoudite veut profiter un peu plus longtemps de prix élevés ». Avant de préciser que « le retour en grâce des prix à un niveau comparable à la période précédant la pandémie, soit autour de 65 dollars le baril pour les deux références européenne et américaine, a de quoi raviver les tensions ».

Une année 2020 très mitigée

Pour rappel, les mesures de reconfinement prises à travers le monde ont largement fragilisé le secteur de l’or noir qui a connu cet automne sa plus grande chute depuis le printemps (-10 à 11%). Et pour cause, selon le Figaro, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier 2021, perdait 2,16% par rapport à la clôture de vendredi 30 octobre, à 37,12 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour décembre lâchait 2,68% à 34,83 dollars.

Dans les faits, la baisse de la demande survenait à un moment où l’offre augmentait, notamment en Libye, et à deux mois d’un allègement des coupes de l’Opep+. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, via l’accord Opep+, ont alors maintenu, le 19 octobre dernier , le calendrier des coupes décidées en avril 2020 pour surmonter l’impact de la pandémie.

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