Sécurité alimentaire : la première conférence internationale fera-t-elle date ?

Addis-Abeba a accueilli le 12 février dernier la première conférence internationale de l’histoire portant sur la sécurité alimentaire. 125 nations au total étaient représentées pour débattre d’un fléau pesant 420 000 morts chaque année dans le monde.

Bactéries, virus, parasites, substances chimiques : les aliments contaminés seront-ils davantage pris en considération à l’avenir par la communauté internationale ? Si ce premier événement planétaire offre une esquisse de réponse, il est encore bien trop tôt pour se prononcer sur cette épineuse problématique… Dont les enjeux sanitaires et économiques le sont tout autant.

Le discours d’ouverture proposé par José Graziano Da Silva, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), n’en est que l’amer exemple :

« De nos jours, le monde produit assez de nourriture pour tout le monde. Mais outre le fait qu’elle est mal distribuée, une part importante de cette nourriture n’est pas sûre. Les maladies d’origine alimentaire impactent (en effet) lourdement les systèmes de soins de santé et portent préjudice aux économies nationales, au tourisme et au commerce. »

Selon France TV info, qui reprend les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « une personne sur dix dans le monde tombe malade après avoir consommé des aliments contaminés, les enfants de moins de 5 ans étant particulièrement touchés par ce problème (125 000 morts par an). Pire, (cette situation) est (également) la cause de plus de 200 maladies, allant des affections diarrhéiques, qui tuent le plus, au cancer ».

Le FAO estime quant à lui l’impact financier à 83,5 milliards d’euros chaque année dans les économies à revenus bas ou moyens. Des économies où les périodes de famine et de sécheresse sont susceptibles de pousser les populations à prendre des risques inconsidérés en matière de sécurité alimentaire.

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