L’UE révise l’indice de surveillance de la qualité de l’air

L’Agence européenne pour l’environnement a mis en place depuis le 1er janvier un nouveau mode de calcul de la qualité de l’air, correspondant à l’indice ATMO. Une première depuis 1994. 

Selon le site Clubic, l’ATMO était “jusqu’à maintenant calculé à partir des concentrations dans l’air de quatre polluants : l’ozone (O3), le dioxyde de souffre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines PM10; C’est-à-dire les particules de diamètre inférieur à 10 micromètres.

Désormais, l’indice intègre un nouveau polluant : les particules fines PM2,5. Ce polluant réglementé rejoint les autres pour la mesure, de façon à s’aligner sur les seuils privilégiés par l’Agence européenne pour l’environnement. L’ajout des particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres permet d’offrir une vision plus réaliste et davantage détaillée de la qualité de l’air.

Il devrait d’ailleurs entraîner, à terme, une augmentation du nombre de jours avec une qualité moyenne, dégradée, mauvaise ou très mauvaise. Cela découlera simplement de la méthode des calculs, des nouveaux seuils et de l’intégration des PM2,5.”

Pour information, la pollution de l’air engendre la mort prématurée de 48 000 personnes chaque année dans l’Hexagone.

Le charbon, véritable épée de Damoclès au-dessus des Européens

Par ailleurs, il est important de noter que plusieurs ONG multiplient les signaux alarmants quant à l’activité de plus en plus destructrice des centrales à charbon européennes dont les répercussion sanitaires et humaines sont désastreuses.

Ce rapport, qui s’intitule “Le nuage noir de l’Europe : comment les pays utilisant du charbon rendent leurs voisins malades”, souligne l’impact de ces structures sur la santé. Les données utilisées sont en outre très importantes, puisque 257 centrales sur 280 ont font l’objet d’une étude en 2013.

Les dommages humains demeurent ainsi exponentiels, puisque le document (WWF, Climate Action Network, Heal et Sandbag) confirme que les effets du charbon ont entraîné quelques 22 900 morts prématurées, mais aussi des dizaines de milliers de cas de maladies cardiaques, bronchites ou encore cancers sur le continent.

Mais ce n’est pas tout, “plus de la moitié des morts prématurées dans l’UE dues à l’hydrocarbure peuvent être attribuées à 30 centrales”, poursuit le plaidoyer qui cible principalement les particules fines; ces dernières constituant “l’ingrédient le plus toxique de cette pollutionà hauteur de 83% (19 000 morts)”.

Quant au mercure, il trouve également une bonne place sur les bancs des accusés par sa capacité à “endommager le système nerveux de milliers de fœtus en Europe tous les ans.”

La France doublement impactée

Les impacts sanitaires sont parallèlement chiffrés entre 32,4 à 62,3 milliards d’euros par les ONG qui contestent dans la foulée “le mythe selon lequel le charbon est une source d’énergie bon marché”.

Au rayon des pays les plus touchés par le phénomène apparaissent en premier lieu l’Allemagne (3630 morts prématurées au total) et l’Italie (1610). Suivent successivement la France (1380), la Grèce (1050) et la Hongrie (700).

Ironie du sort, l’Hexagone est doublement victime sur ce dossier puisque Paris “a peu de charbon dans son mix énergétique mais demeure lourdement impactée par les centrales de ses voisins.”

Un autre classement vu donc le jour afin de mettre en évidence les cinq Etats européens dont les centrales ont provoqué le plus de décès au-delà de leurs frontières. La Pologne occupe dès lors une triste première place (4690 morts prématurées à  l’étranger), accompagnée par l’Allemagne (2490), la Roumanie (1660), la Bulgarie (1390) et le Royaume-Uni (1350).

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