Algérie : les services de renseignement mis de côté ?

L’arrestation (le 27 août) du général Hassan, le leader d’une unité d’élite des services secrets algériens, le Scorat (Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste), démontre le virage à 180 degrés qu’entreprend le gouvernement en matière de sécurité intérieure avec une perte d’influence grandissante des services de renseignement dans la hiérarchie militaire. Des changements notoires aux postes clés de l’armée avaient déjà été effectués par le président Bouteflika et ses proches au mois de juillet.

Le général Hassan est aujourd’hui écroué dans une prison de Blida, proche d’Alger. « Ce dernier subit les dommages collatéraux de la guerre des tranchées entre El Mouradia, siège de la présidence, et le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) » précise le quotidien local El Watan. Le SCORAT est désormais sous la tutelle de l’À‰tat-major.

Et ce n’est pas tout, la source rajoute que « de nombreux autres cadres des services, notamment ceux qui se sont illustrés dans la lutte contre le terrorisme se sont retrouvés sur la liste des admissibles à la retraite à un âge compris entre 38 et 50 ans. » Deux autres postes importants ont également été remaniés : la direction du contre-espionnage et celle de la sécurité présidentielle, également passées sous l’hospice de l’état-major.

En vertu d’une loi votée en 2006, Abdelaziz Bouteflika dispose de latitudes considérables sur le commandement de l’armée. En un an et demi, le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) a perdu nombre de prérogatives au profit de la gouvernance algérienne.

Source : TV5 Monde

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