Le Japon séduit de moins en moins les spécialistes de la tech’

Alors que la rémunération de la Tech’ stagne depuis trois décennies au Japon, de plus en plus de talents nippons préfèrent s’expatrier vers Singapour, Hong-Kong et les Etats-Unis où les salaires sont désormais bien plus attractifs. La fuite des cerveaux s’apparente donc à une véritable problématique au pays du soleil levant.

Et pour cause, d’après les informations relayées par Courrier International, “le salaire annuel maximal d’un consultant en cybersécurité est sensiblement inférieur au Japon (120 000 dollars) qu’à Singapour (180 000 dollars) ou à Hong Kong (228 000 dollars), par exemple. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises internationales se tournent vers le Japon pour recruter des ingénieurs. Ils coûtent au moins deux fois moins cher que (leurs collègues) de la Silicon Valley à compétence égale”.

Tokyo doit réagir

Une constante que le spécialiste du recrutement français, Hays, confirme sans ménagement auprès du média : “Si le Japon ne change pas assez vite, je pense qu’il y aura une inadéquation très forte entre les qualifications et les salaires. Et il sera de plus en plus difficile pour les entreprises (nippones) de trouver les bonnes recrues”, souligne ainsi Michael Craven, directeur de la branche japonaise du groupe. En d’autres termes, le géant asiatique n’aura pas d’autres alternatives que d’augmenter le salaire moyen de ces profils hyper-qualifiés pour éviter d’affaiblir son extraordinaire vivier.

Le coût du logement, une donnée à ne surtout pas mettre de côté

Pour autant, un élément doit être mis en avant afin de relativiser cette problématique : le prix de l’immobilier;  Singapour et Hong-Kong trustant les deux premières places les plus coûteuses en la matière, location et achats compris. Quant à San Francisco, il est devenu quasi-impossible de s’y loger sans un salaire exorbitant.

A contrario, en ce qui concerne le Japon, “les loyers peuvent y être chers, mais cela varie beaucoup selon les régions : un logement au centre de Tokyo n’a pas la même attractivité qu’à Aomori”, confirme parallèlement le site Vivre le Japon. Et pour cause, “ce sont dans les grandes villes que les prix s’envolent le plus, grâce au confort et aux services de proximité. Les logements près d’une gare sont aussi (intéressants). (Sachant) qu’un immeuble avec ascenseur et un système de porte à fermeture automatique aura aussi une incidence sur le prix”, ajoute cette même source.

Des tarifs “moins douloureux”

Avant de poursuivre : “Prenons l’exemple d’un studio de 18m² : en 2015, le loyer moyen était de 71 352 yen (environ 550€) à Tokyo, en sachant que la variation est grande entre les 23 arrondissements de la capitale. Du plus cher dans le quartier de Minato-ku (110 000 yen, soit 845€ en moyenne) au moins cher à Adachi-ku (50 000 yen, soit 385€ en moyenne). Pour cette même surface de 18m², les villes les plus chères sont dans l’ordre : TokyoYokohamaKobe, Saitama et Osaka.

Des standards qui restent cependant encore loin de ceux pratiqués par les places de la tech pré-citées…

A lire aussi :

Articles en relation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.