L’UE crée un système de troc pour continuer à commercer avec l’Iran

Alors que Washington a décidé au mois de novembre dernier de tourner le dos unilatéralement à l’accord de Vienne signé en juillet 2015 par la communauté internationale et l’Iran, les Européens comptent de leur côté poursuivre leurs échanges commerciaux avec Téhéran. 

Paris, Londres et Berlin ont en effet accordé leurs violons jeudi 31 janvier afin de créer un système de troc, baptisé Instex (Instrument in Support of Trade Exchanges). Un dispositif permettant aux entreprises du Vieux Continent de contourner les règles dissuasives mises en place par l’Oncle Sam pour empêcher l’Iran de sortir la tête de l’eau dans ce dossier.

Sans surprise, la République islamique a salué comme il se doit cette « première étape » en vue de sauver l’accord sur le nucléaire. Selon France 24, qui relaie l’information, « ce mécanisme sera basé à Paris, dirigé par un banquier allemand, Per Fischer, et lancé avec un capital initial de 3000 euros fourni par les trois pays. Ce montant est d’ailleurs appelé à augmenter rapidement pour être porté à 100 000 euros puis à un million d’euros ».

Par ailleurs, cette création intergouvernementale sera gérée par l’UE « dans le cadre d’un texte de conclusions sur l’Iran approuvé mercredi par les représentants des 28 à Bruxelles ». Naturellement, il important de noter que le géant perse devra également mettre en place une structure similaire pour que le mécanisme soit 100% opérationnel.

Au final, « aucun transfert d’argent (le point permettant de contourner les règles américaines NDLR) ne sera réalisé entre l’Iran et les pays européens. Et aucun flux financier ne sera enregistré entre l’Iran et l’Europe. (En conséquence), les banques du pays de l’importateur et de l’exportateur européens échangeront de l’argent et la même opération sera effectuée en Iran ».

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