L’Iran déploie un stock d’uranium enrichi 16 fois supérieur à l’accord de 2015

L’Iran présente désormais une quantité d’uranium faiblement enrichi près de 16 fois supérieure à la limite autorisée par l’accord sur le nucléaire signé à Vienne en 2015, confirme un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Pour rappel, les sanctions américaines à l’encontre des secteurs pétrolier et financier iraniens, levées sous la présidence d’Obama, ont retrouvé de leur superbe en novembre 2018. Cette décision est le fruit de la politique menée par son successeur, Donald Trump. Ce dernier n’ayant jamais caché sa méfiance envers les intentions nucléaires du géant perse, tout en fortifiant parallèlement une relation diplomatique toujours plus forte avec Israël… ennemi héréditaire de l’Iran.

En conséquence, Washington a également entrainé l’Europe dans son sillage. Le Vieux Continent, sous pression dans ce dossier, a donc dû trouver des solutions alternatives pour continuer à commercer avec Téhéran. Et cela, sans froisser l’ogre américain. Ce qui fut loin d’être une partie de plaisir dans les faits puisque la Maison Blanche opère un chantage particulièrement tenace envers les pays tiers se risquant à braver les interdits.

Et pour cause, les entreprises asiatiques et de l’UE demeurent toujours sous la menace d’une exclusion du marché outre-Atlantique si elles persistent à importer du pétrole iranien, ou d’échanger avec des banques locales ciblées par l’Oncle Sam. Ces dernières n’ont d’ailleurs plus accès aux circuits financiers internationaux, bloquant de facto tout possibilité de virement, par exemple.

L’arrivée au pouvoir le 20 janvier dernier du nouveau président US, Joe Biden, va-t-elle redistribuer les cartes en la matière ?

A suivre…

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